Etaient présents à cet important rendez vous des auteurs de la collection (Anouar Benmalek et Yasmina Khadra), les co-éditeurs (Joseph Bou Akl pour Dar El Farabi et Radia Abed pour la Sedia) ainsi que de nombreux journalistes qui se sont déplacés pour l’occasion.
Après une brève présentation de la nouvelle collection Mosaïque en arabe, qui compte pour cette première édition 8 titres (un titre intégrant la collection Laurier), Radia Abed a donné la parole aux auteurs. Ils ont exprimé leur bonheur de voir enfin leurs ouvrages traduits dans leur langue natale. Ils ont tout de même regretté que la traduction en arabe ait été aussi tardive alors que certains ouvrages de Yasmina Khadra sont déjà traduits dans plus de 32 langues et A. Benmalek dans une dizaine de langues. C’est dire … nul n’est prophète dans son pays.
Le débat a essentiellement tourné autour des problèmes de traduction à savoir le choix des traducteurs, le niveau de satisfaction des auteurs de la traduction et de l’édition…
Séance de dédicaces
Table ronde
La Sedia a également organisé le 2 novembre dans le cadre du programme d’animation du Sila une table ronde au café littéraire du salon. Le thème retenu était « traduction, entre absence et volontarisme ».
Pour l’occasion, nous avions invité Anouar Benmalek, Yasmina Khadra, Mohamed Sari (traducteur), Abdelkader Bouzida (traducteur), Inam Bioud (directrice de l’institut de traduction) et Lazhari Labter (modérateur). Les auteurs ont débuté le débat par une intervention sur leur expérience d’auteurs traduits dans le monde.
La table ronde s’est articulée autour de deux thèmes principaux : état des lieux et perspectives et sur la problématique de la traduction littéraire.
Le programme de la rencontre a été arrêté comme suit :
Etat des lieux et perspectives
1. Etat de la traduction dans le monde arabe (Inam Bioud, directrice de l’ISAT, poétesse et traductrice)
* Y a-t-il des stratégies et une politique de la traduction dans les pays arabes ?
* Qui sont les acteurs ? Les institutions, les éditeurs, les traducteurs, etc.
2. Etat de la traduction en Algérie (A. Bouzida, traducteur)
* Une politique de la traduction entre absence et volontarisme : peut-on vraiment parler de traduction au sens éditorial du terme ?
* Les solutions à moyen et long termes : les aides, les subventions, etc.
Problématique de la traduction littéraire (Mohamed Sari, traducteur et écrivain)
1. La traduction littéraire est-elle différente des autres formes de traduction ?
2. Y a-t-il une spécificité linguistique de la littérature algérienne d’expression française ?
Le débat
Les questions les plus débattues ont tourné autour des subventions, de la revalorisation des traducteurs, de la qualité littéraire des traductions (« trahir ? » ou rester « fidèle ? ») … Le débat, malheureusement écourté à cause d’un problème de programmation, n’a pas permis d’aborder d’autres points sensibles relatifs à la traduction.
Présentation du dernier livre de Michel Schneider au sila « Marylin, dernières séances »
Nous avons invité, en collaboration avec le bureau du livre de l’Ambassade de France à Alger l’auteur qui a reçu en 2006 le prix Interallié pour son roman Marylin dernières séances. Un point presse a été organisé le 6 novembre, comme à l’accoutumé, au théâtre de verdure avec l’établissement Arts et Culture, suivi d’une table ronde au CCF présentée par Rachid Mokhtari.
L’ESAA (Ecole supérieure des Affaires d’Alger) nous a ouvert ses portes pour la seconde fois aux fins de présenter son livre aux étudiants à qui il a signé des exemplaires. Son séjour parmi nous s’est achevé par une séance de dédicaces le jeudi 8 novembre sur le stand de la Sedia au Sila.